Envel


sur Saint Envel:

Loc-Envel : Terre de légendes

Le plus petit village des Côtes-d’Armor est également l’un des plus jolis. Le bourg fleuri de Loc-Envel est le point de départ de parcours de randonnée remplis d’histoire. Commune du canton de Belle-Isle-en-Terre, Loc-Envel est le village qui compte le moins d’habitants dans les Côtes-d’Armor avec ses 78 âmes. Mais il n’en demeure pas moins un des plus jolis. « La spécificité de Loc-Envel est qu’il reste un village authentique. Typiquement breton », explique Virginie Doyen, la maire.

Loc-Envel tire son nom de l’ancien breton « lok », qui signifie « lieu sacré », et d’Envel, un abbé britannique venu s’installer près de la forêt de Coat-an-Noz, au VIe siècle. À l’endroit où est située l’église datant du XVIe siècle et qui porte son nom, sur les hauteurs du village. « Une église chargée d’histoires et qui donne du cachet à Loc-Envel », poursuit Virginie Doyen. Devenu agriculteur, Envel est celui que les Locquenvellois invoquent lorsqu’ils souhaitent protéger leurs cultures et élevages des maladies ou des loups. En effet, la légende, que l’on retrouve peinte sur les vitraux de l’église, raconte qu’il força le loup qui avait tué sa jument à effectuer son travail de labour.

Et si Envel s’est fixé sur la rive droite du Guic, sa sœur, Yuna, s’installe elle sur l’autre rive, du côté de Plounévez-Moëdec. Ayant tous deux fait vœux de ne se voir que chacun sur sa rive, Envel et Yuna ne purent s’entendre lorsque la pluie eût grossi les eaux de la rivière. Envel ordonna alors au torrent de se taire. Et depuis, celui-ci se fait toujours silencieux.

le regard de l’artiste : Saint Envel se pose quotidiennement sur les rives du Guic pour entendre le son de la cloche de sa soeur Yuna…, d’attendre il devient rivière lui aussi